Jennifer Coolidge, la revanche d’une blonde longtemps cantonnée aux rôles secondaires:

La comédienne sexagénaire se voit décerner de prestigieuses récompenses : ses premiers Golden Globe et Emmy Awards, pour son rôle complexe d’héritière dans la mini-série « The White Lotus ». Une reconnaissance d’Hollywood sur le tard pour Jennifer Coolidge, qui a souvent interprété, en second plan, des rôles de « MILF ». Portrait.
Durant sa jeunesse à New York, elle prétendait être une descendante de l’écrivain Ernest Hemingway dans l’espoir d’entrer en boîte de nuit, relate le média littéraire Literary Hub.
Jennifer Coolidge a toujours aimé se réinventer, improviser. De sa formation à la prestigieuse American Academy of Dramatic Arts, au tournage de la mini-série dramatique The White Lotus, qui lui a offert un retour en grâce.
Mike White, son showrunner, a confié à Variety que la comédienne née à Boston improvisait « plus que les autres acteurs » de la fiction, louant « ses idées géniales », « bizarres », et sa capacité à « composer », à sortir du scénario pour enrichir son personnage.
Voilà la magie qui opère lorsqu’on offre à Jennifer Coolidge un rôle complexe. Pourtant, le CV de l’Américaine fut durant de longues décennies une compilation de figures secondaires, aux ressorts similaires : ceux d’une mère bimbo.
Retour sur une carrière en dents de scie, faite de personnages stéréotypés mondialement connus, de succès plus confidentiels, et enfin, d’une renaissance bouleversante, à cet âge où, à l’accoutumée, Hollywood a déjà fait disparaître les femmes de son industrie et de nos écrans. Un pied de nez au carré signé Jennifer Coolidge.






